1° Prendre un somnifère la veille du départ On ne le dira jamais assez, il y a des médicaments qui sont responsables d’accidents, au même titre que l’alcool… Certains somnifères et certains anxiolytiques (Stilnox, Lexomil) ont une durée d’action longue, qui peut se prolonger la matinée suivante. Le lendemain vous n’êtes donc pas dans votre état habituel et, au volant, vous n’aurez pas les bons réflexes. Cela dit, quand on est dépendant de ces médicaments, il est impossible de s’en sevrer brutalement. La solution, mais c’est un pis-aller, consiste donc à prendre, la veille, somnifères ou anxiolytiques deux heures plus tôt que l’heure à laquelle on a l’habitude de les prendre. D’autres médicaments sont également contre-indiqués : les anti-douleurs, comme le DI-Antalvic, les médicaments contenant de la codéine, les antihistaminiques, comme le Zyrtec, et les décontracturants musculaires, le Myolastan, par exemple. 2° Ne pas respecter son rythme biologique Certains se réveillent naturellement à 6 heures du matin, d’autres à 10 heures. L’erreur est de se lever à 4 heures du matin en se disant que plus on partira de bonne heure, moins il y aura de monde sur la route (ce qui se révèle souvent faux), alors que l’on est plutôt un lève-tard. On peut se lever une heure et demie, deux heures maximum, avant son heure de réveil habituel, en essayant, la veille, de se coucher plus tôt. Partir épuisé en n’ayant pas son compte de sommeil, c’est la certitude d’être fatigué sur la route. 3° Zapper le petit déjeuner C’est ce que font hélas beaucoup de Français, qui se contentent d’un café pour se réveiller. Le petit déjeuner est indispensable pour recharger ses batteries après une nuit de jeûne et avant une journée ou l’on va maintenir une vigilance fatigante pendant des heures. Un apport en vitamines et en calcium est indispensable. Des tartines de pain et de beurre, un café, un fruit, c’est le minimum avant de prendre la route. 4° Partir le soir après le travail Votre location vacances démarre le lendemain matin ? Ce n’est pas une raison pour charger la voiture et partir sur les chapeaux de roue ! La fatigue du voyage va s’ajouter à celle du travail de la journée. Et puis c’est extrêmement stressant pour tout le monde : charger les bagages, installer les enfants... On ne se passe pas ainsi d’une nuit de sommeil sans que cela ait des conséquences sur notre vigilance au volant. 5° Effectuer le trajet d’une seule traite Vous venez de vous apercevoir que vous avez dérivé sur le bas-côté : c’est le signe que vous auriez du faire un break depuis longtemps ! Il faut impérativement s’arrêter toutes les deux heures pour s’aérer, marcher un peu, s’hydrater et permettre aux enfants de jouer dans les aires d’accueil. Mais il y a d’autres signes qui doivent vous alerter : nuque raide, ballonnements… Si le fait de marcher un peu ne suffit pas, dormez quelques minutes. En général cela permet de recharger les batteries. 6° Ne pas préparer son itinéraire Chercher la bonne direction alors que l’on est en train de conduire, c’est toujours source de stress et c’est dangereux ! En plus d’être stressant cela peut vous amener à faire des kilomètres supplémentaires ! Préparez donc tranquillement l’itinéraire la veille ou aidez-vous d’un GPS. 7° Être moins vigilant lors des derniers kilomètres Les statistiques le prouvent : le plus grand nombre d’accidents a lieu durant la fin du trajet. Pourquoi ? Les gens sont fatigués, ils ont hâte d’arriver. Souvent, ils ne sont plus sur l’autoroute mais sur des nationales plus dangereuses. Il faut redoubler de vigilance lors de ces derniers kilomètres et, si besoin, faire une pause, même si l’on est à une heure de l’arrivée. 8° Faites contrôler régulièrement par des professionnels l’état général de votre véhicule et notamment : la pression et l’état des pneus : vérifiez la pression au moins une fois par mois et avant tous les grands trajets car des pneus sous-gonflés entraînent une augmentation de la résistance au roulement et donc une surconsommation de carburant de 2,4 % par 0,5 bars, ainsi qu’un échauffement dangereux pour la sécurité (risque d’éclatement) ; le filtre à air (un filtre à air bouché c’est 10 % de carburant consommé en plus et une sur-émission de polluants) ; le filtre à carburant ; la climatisation ; le niveau de pollution du véhicule... 9° L’éco-conduite : un intérêt national mais également individuel En pratiquant l’éco-conduite, un automobiliste limite l’impact de ses déplacements sur l’environnement, mais il peut également : Consommer jusqu’à 40% de carburant de moins qu’un conducteur pratiquant une conduite dite sportive ou nerveuse ; en économisant un à deux litres de carburant pour 100 km parcourus il peut réaliser de substantielles économies (s’il effectue 15 000 km par an l’économie peut facilement atteindre 300 € pour un véhicule diesel avec un prix au litre du gasoil à 1,25 €, et un peu plus de 400 € par an avec un véhicule à essence et un prix du super sans plomb à 1,35 € - tarifs du carburant au 1er mars 2008 ; Réduire les coûts d’entretien de son véhicule du fait d’une conduite plus souple et douce car il ménage la mécanique et les pneumatiques ; l’économie peut se chiffrer en plusieurs milliers d’euros sur toute la durée de vie du véhicule, en tenant compte uniquement de l’usure des pneumatiques et des freins ; Réduire son risque d’accident de 10 à 15 % en moyenne en disposant d’un véhicule mieux entretenu et en diminuant son stress au volant par la pratique d’une conduite plus anticipative, plus souple et plus douce. 10° Pour les motocyclistes il ne faut pas négliger son équipement ni celui de son passager : un casque non attaché est un casque inutile.
■Savez-vous que le respect des distances de sécurité sur autoroute, c’est pouvoir compter deux traits de peinture entre vous et la voiture qui vous précède ? ■Savez-vous qu’aujourd’hui, avec une ceinture de sécurité, un choc n’est pratiquement jamais mortel aux vitesses couramment pratiquées en ville ? ■Savez vous qu’une crispation douloureuse du cou et des épaules, le besoin de se gratter la tête et de se masser la nuque ou un désir fréquent de changer de position constituent des signes de fatigue au volant ? ■Savez-vous que l’enfant de 8 ans met encore 3 à 4 secondes à distinguer un véhicule à l’arrêt, d’un véhicule en mouvement (contre ½ seconde pour un adulte) ? Et que 3 à 4 secondes c’est le temps qu’il vous a fallu pour lire la question... En cas de mauvais temps, ayez le bon réflexe : adaptez votre vitesse aux conditions de circulation. Mettez votre téléphone en messagerie car téléphoner en conduisant peut entraîner un accident. Et n’oubliez pas de suivre ces conseils également pour votre retour… Bonne route et bonne vacances….
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