Chaque année avec les beaux jouers, c'est le retour des premiers pollens et pour les allergiques le début d'une saison en enfer. Il existe pourtant des traitements efficaces. Alors pourquoi subir quand on peut guérir ?
Le soleil brille, il fait beau et chaud, on n’a qu’une seule envie : pique-niquer dans les champs… Eh bien, non ! Ce bonheur-là , ce n’est pas pour vous. Car tous les ans à la même période, vous ne cesser d’éternuer, de vous moucher… Un vrai cauchemar. Avec les années, votre allergie va crescendo et les antihistaminiques qui autrefois calmaient vos crises ne sont plus aussi efficaces. C’est simple, vous aimeriez qu’il pleuve. Pourtant, il existe une solution...
Les 3 grandes saisons Polliniques :
1° La saison des arbres : dès janvier, dans le sud de la France avec les pollens de cyprès, genévrier, thuya. Elle se prolonge en avril par les arbres à chatons : chêne, bouleau, platane…
2 ° La saison des graminées : la plus connue des saisons polliniques. Elle culmine entre mai et juillet. Certaines graminées ont un fort pouvoir allergisant. Parmi elles : le dactyle, le chiendent, le blé, l’avoine…
3° La saison des herbacées : elle débute durant la saison des graminées et s’étend, selon les régions, jusqu’au début de l’automne. Les plus allergisantes : l’ortie, l’oseille, la pariétaire, l’armoise.
L’allergie est héréditaire. Sil ‘un des deux parents est allergique, il y a environ 40 % de risques de l’être aussi, et si les deux parents sont atteints, il y aura plus de 75 % d’allergiques dans la descendance.
Les antihistaminiques ? Le problème de ces médicaments, c’est qu’ils ne font que traiter les symptômes et pas la cause. Or, l’allergie est une maladie chronique comme le diabète. Il faut absolument la traiter. Il y a des allergiques dont les symptômes ne s’améliorent pas du tout avec les antihistaminiques, qui malgré la prise 2 à 3 fois par jour d’antihistaminiques voient leur rhinite évoluer dans 20 % des cas en asthme. Les bronches sont tapissées des mêmes muqueuses que le nez et la trachée, donc les allergènes qui pénètrent dans les muqueuses nasales et la trachée peuvent très bien descendre et atteindre les bronches. Le seul traitement de font de l’allergie, c’est la désensibilisation.
La désensibilisation C’est un traitement de longue haleine qui s’étale cinq années, mais aujourd’hui on est passé des voies injectables (piqûres) aux gouttes sublinguales. Dans un premier temps, il y a les tests cutanés (tests cutanés effectués chez un allergologue). Ensuite, on administre régulièrement des doses – au départ infinitésimales – de l’allergène incriminé afin de développer peu à peu une tolérance. Une phase qui ne dure que quinze jours depuis que le traitement existe par voie orale. Ensuite, chaque matin à jeun, pendant quatre mois dans l’année, le malade devra, chez lui, prendre un nombre de gouttes de solution d’allergène précis, fixé par le médecin. Le traitement généralement commence avant que les pollens arrivent et se termine à la fin de la saison pollinique. Avec le traitement de fond de désensibilisation, l’état des patients allergiques s’améliore progressivement et de façon durable.
Des comprimés sublinguaux devraient être disponibles dès ce début 2010 (uniquement pour les pollens de graminées). Une forme de traitement plus pratique pour voyager, puisqu’on n’aura plus à compter les gouttes, et chaque année qui passe fait évoluer les traitements, de quoi changer la vie pour tous ceux qui souffre de cette maladie chronique.
Une seule solution pour venir à bout des rhinites allergiques sur le long terme : la désensibilisation... Devant des signes évoquant une allergie, l'avis d'un médecin allergologue est indispensable pour effectuer une enquête allergologique qui permettra de retrouver la cause des manifestations allergiques et de mettre en place des mesures préventives accompagnées d'un traitement adapté.
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